Chapelle des chanoines réguliers Saint-Pierre

à Ansouis

   

 




        Le magnifique village d'Ansouis est situé au Nord-Ouest de Pertuis, dans la vallée de la basse Durance. Connu pour son château médiéval, il est bâti sur un rocher à la hauteur des collines qui l'environnent. A proximité de l'accès nord du village, près de l'antique lavoir, la route D56 qui mène à Cucuron passe entre deux murs de soutènement. Ceux-ci délimitent à droite un jardin prestigieux dépendant du château, et à gauche un champ d'oliviers dominé par une chapelle.


 






        Ce lieu était à l'origine occupé par un prieuré, cité en 1206 comme dépendant de l'abbaye de Saint-Ruf-lès-Avignon. La chapelle fut tour à tour abandonnée et ruinée au XVIème siècle, reconstruite au XVIIème, vendue sous la Révolution, puis encore restaurée et rendue au culte au XIXème.

        La façade présente une large ouverture en arc fermée par une grille. L'intérieur montre une voûte en berceau brisé, c'est-à-dire présentant une arête au sommet. Le départ de la voûte est souligné par un bandeau. Le chevet semble remonter au XIIIème ou au XIVème siècle. Au milieu du sol de la nef a été creusée une sépulture, où reposent trois membres de la famille de Sabran, propriétaire du château depuis le XIIème siècle.




 





        Curieusement, cette chapelle n'est pas orientée avec sa façade vers l'ouest, contrairement à la plupart des églises. Cette disposition permet aux chrétiens de prier en étant tourné vers l'orient, là où le soleil se lève. Celui-ci matérialise la lumière, symbole du Christ qui incarne la lumière du monde. On a sans doute là l'origine du mot "orienter". Une autre raison possible est de tourner les regards des fidèles vers Jérusalem.

        Les abords de la chapelle sont curieusement aménagés en murets aux formes géométriques, qui entourent l'escalier d'accès de la route. A gauche de l'édifice, trois autres tombes sont alignées, appartenant sans doute aussi à la famille de Sabran.










        Comment parler de cette famille sans préciser qu'elle a donné deux saints, ayant vécu dans ce château ? En 1399, Elzéar de Sabran et Dauphine de Signes furent mariés alors qu'ils étaient encore enfants. Leur mariage ne fut pas consommé, car Dauphine avait fait voeu de chasteté. Malgré leur noble lignage et leur richissime situation, ils passèrent leur vie aux côtés des pauvres. On leur attribue une soixantaine de miracles. Elzéar fut canonisé et Dauphine béatifiée ; la procédure de canonisation de Dauphine est restée inachevée.

        Cette chapelle figure à l'inventaire général des monuments historiques depuis 1968.




(Source doc.: http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/LISTES/bases/france-dpt.htm).




  Retour à la liste

Retour à la carte régionale

Retour à l'accueil