Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage

à Cassis

  





        La petite presqu'île de Port-Miou ferme une calanque qui abrite un port de plaisance très typique de la côte méridionale. Sur cette presqu'île se tient discrètement sur une butte une chapelle appelée Notre-Dame de Bon-Voyage, ou Notre-Dame-de-Santé.

        Elle remplace une autre chapelle beaucoup plus ancienne, qui avait été bâtie à l'extrémité de la presqu'île au XVème ou au XVIème siècle, dans un style roman tardif. Elle fut détruite lorsque son emplacement fut utilisé comme carrière de pierres. Une autre chapelle fut reconstruite vers 1850 à quelques dizaines de mètres de là, et a subsisté jusqu'à nos jours. Tombée progressivement en ruines, son toît s'était effondré et elle fut pillée de ses quelques ex-votos, tableaux et mobilier. Elle a heureusement été restaurée vers 1990, avec l'aide conjointe de la ville et d'une association présidée par le général de Bressy.











        L'ancienne chapelle s'appelait Notre-Dame-de-Bon-Voyage, car les navires passant à proximité invoquaient sa protection pour leur traversée. La veille de sa démolition, un habitant de Cassis, M. Autheman, releva un plan de la chapelle condamnée. A cette occasion, cette personne fut témoin d'un phénomène étrange, une sorte de trainée lumineuse qui dura plusieurs dizaines de minutes dans la lumière du crépuscule, le long du mur extérieur de cette pauvre chapelle. Le lendemain, la pioche des ouvriers découvrait emmurée en cet endroit, une statue antique en albâtre de la Vierge à l'Enfant. On pense que cette statue avait été cachée là au moment de la Révolution de 1789. Cet objet qui a été conservé, est encore visible les jours de pèlerinage.








        En 1720, lors d'une grande épidémie de peste, le village de Cassis fut épargné par la maladie. En remerciement pour cette chance, les consuls de l'époque instaurèrent un pèlerinage annuel "à perpétuité", organisé chaque premier dimanche de juillet. Cette tradition est toujours en usage. La procession matinale part dès cinq heures du matin de l'église paroissiale, pour suivre le bord de mer et rejoindre la chapelle. Une messe est alors célébrée en plein air, et commence au moment précis où le premier rayon de soleil atteint la statue de Marie et les pèlerins.

        La statue portée en procession est une reproduction en plâtre due au sculpteur Auguste Carli. A partir de 1720, l'ancien vocable Notre-Dame-de-Bon-Voyage a fait place à celui de Notre-Dame-de-Santé, du fait que la peste n'a pas sévi.









        Le seul ex-voto présent à l'heure actuelle est l'oeuvre d'un artiste cassidain, Michel Frosini, peintre et sculpteur. Il a été réalisé à la demande de François Dumon, en remerciement pour avoir survécu à une chute à la mer lors d'une régate entre la Corse et Toulon, en pleine nuit. Le sang-froid et la rapidité de l'équipage, malgré l'obscurité et une mer difficile, lui ont permis d'être rapidement et miraculeusement sauvé. Le tableau désormais accroché à l'intérieur de la chapelle, porte l'inscription : "Remerciements à Notre-Dame-de-Bon-Voyage et à l'équipage pour avoir été sauvé des eaux le jour de Pentecôte 1994. F. D."





 









(Sources doc.: panneaux d'information scellés sur place ; http://www.cassis.fr/pageLibre00010128.html ; explications données par les pèlerins, et en particulier par M. Jacques Dumon).



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