Chapelle Saint-Michel

au Rove

 

 

 



      En longeant les collines arides de la chaîne de l'Estaque, au Sud de l'étang de Berre, l'autoroute A55 qui relie Marseille à Martigues passe devant une austère chapelle médiévale bâtie comme une forteresse. C'est la chapelle templière Saint-Michel.

      Le site appartenait à l'origine à la seigneurie de Marignane, puis devint au XIIème siècle propriété des Templiers, qui y bâtirent un château-fort érigé en commanderie. La place protégeait le littoral contre les attaques des Sarrasins et des pillards. Deux commandeurs de la forteresse, Umbert de Bioth en 1173 et Ismidion de Gordolan en 1202, édifièrent cette chapelle qu'ils baptisèrent Sainte-Marthe et Saint-Michel. Le site fut peu après abandonné par les Templiers, mais repris en 1309 par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.







       Le château fut assiégé en 1388 par le tristement célèbre Raymond de Turenne, de la famille des Baux. Il détruisit entièrement les remparts et les habitations à l'exception de la chapelle. L'auteur de ces destructions - et de bien d'autres - fut poursuivi par une coalition dirigée par le Parlement de Provence, et finit probablement noyé dans le Rhône à Tarascon.

       La chapelle fut utilisée jusqu'au XVIIIème siècle, puis restaurée en 1874. Il reste tout autour des vestiges de murs et de tours carrées ainsi que d'une citerne. L'ensemble est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1977 et protégé par le Conservatoire du Littoral.






        Cet édifice illustre les débuts de l'art gothique, comme le montre la décoration soignée de l'encadrement de la porte. En contraste avec l'austérité de son aspect extérieur, l'intérieur constitue un petit chef-d'oeuvre du style roman finissant. Il comprend une nef à deux travées et une abside polygonale. La voûte du choeur est en croisée d'ogives qui reposent sur des piliers et des colonnes. Des motifs sculptés ornent les chapiteaux : anges, personnages, palmes. Le clocher a été rajouté au XVIIème siècle.

        Le monument a été restauré de nouveau en 1996, et sert encore fréquemment aujuord'hui pour les principales fêtes chrétiennes, comme la messe de minuit à Noël.





      




(Sources doc.: http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Michel_de_Gignac ; http://www.lerove.fr/index.php?id_struct=279 ; http://www.youtube.com/watch?v=TdA75yVotz8).



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