Chapelle Notre-Dame-de-Nazareth

à Marseille




        Le quartier de Saint-Marcel est situé dans la banlieue est de Marseille, sur les rives de l'Huveaune et au pied des collines bordant le sud de la ville. Sur une hauteur émerge le clocher d'un sanctuaire méconnu, l'un des plus anciens monuments de Marseille : la chapelle Notre-Dame-de-Nazareth.




 

        Totalement ignoré du grand public, ce bâtiment représente un patrimoine inattendu. Sa construction aurait commencé vers 1130 pour s'achever autour de 1200. A l'origine il servait d'église paroissiale pour le vieux village de Saint-Marcel, dont le centre s'est peu à peu déplacé vers la vallée, autour d'une nouvelle église et d'un quartier ouvrier tourné vers l'industrie ferroviaire. Bien que n'offrant de l'extérieur que peu d'attrait esthétique, l'intérieur de la chapelle en revanche présente un intérêt historique particulier.


 










        La voûte romane, recouverte d'un enduit ocre décrépi imitant des pierres de taille, montre une fissure longitudinale témoignant de son grand âge. Un bel autel monobloc d'époque médiévale est gravé d'une croix dont le style rappelle les croix templières. La niche de l'abside est illuminée par une sorte de soupirail éclairant en contre-jour la statue de Marie. Tout autour sont accrochées des plaques commémorant chacun une grâce attribuée à Marie. Accrochés aux parois de la nef, quelques tableaux figurant des scènes d'accidents ont été offerts en ex-voto, appartenant à une collection dont la majeure partie a été déplacée.












        La sacristie est équipée de divers objets liturgiques conservés au fil du temps. Les marques de fabrique indiquent pour la plupart une confection d'initiative locale. A gauche de l'autel repose un piano sans âge qui ne donne plus le ton. Dans la chapelle de droite, une vieille sépulture est signalée par deux dalles sculptées qui occupent le bas du mur sud. L'une présente un blason en relief, l'autre trois inscriptions latines qu'il serait intéressant de déchiffrer. Au-dessus de la tombe est suspendue une attelle rouillée offerte par une personne handicapée.





        Il y a quelques années, le clocher menaçant ruine a fait l'objet d'une consolidation d'urgence réalisée par des artisans compagnons. La toiture et le clocher ont ainsi été entièrement restaurés. Cette chapelle fait l'objet d'un pélerinage annuel consistant en une messe célébrée le 15 août.














(Clichés : F. Salles. Source doc.: Y. Fiorelli, communication personnelle).




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