Chapelle et prieuré Saint-Jean-de-Garguier

 à Gémenos





        A partir de Gémenos, si l'on prend une petite route qui traverse Saint-Pierre-les-Aubagne, on atteint cet édifice peu connu du grand public. Le lieu où il est implanté, quoique proche des zones commerciales, est encore champêtre et attrayant.










        Ce monument recèle un patrimoine historique et religieux d'un grand intérêt. Le site fut occupé dès l'Antiquité, comme en témoignent des restes de murs et de tombes datant de cette époque. Une cité gallo-romaine importante appelée Gargarius était alors implantée en ce lieu. A partir du Vème siècle, le site devint une paroisse et même un centre religieux de premier plan, puisqu'il fut brièvement le siège d'un petit évéché dirigé par un évêque du nom de Zozime. Au Moyen-Age, le site dépendit de l'abbaye de Saint-Pons proche de Gémenos. Par la suite, il changea souvent de propriétaire pour revenir finalement au diocèse de Marseille en 1952. Le sanctuaire suscita alors l'intérêt du vicaire général de Marseille, monseigneur Lucien Gros, qui le réhabilita et le remit en valeur.










        Le bâtiment actuel comprend une chapelle datant de 1646 et un prieuré centré sur une cour en enclos. L'entrée de la chapelle est surmontée d'une satuette de saint Jean-Baptiste, protecteur du lieu. A droite de celle-ci, l'entrée du prieuré et du cloître est dominée par une armoirie sculptée, apposée par une communauté qui y résida. Sous le porche se trouve en outre une petite pièce devenue un oratoire, où un saint du nom de Benoît Labre fut naguère hébergé. Cet oratoire recèle dans un reliquaire un morceau de son vêtement. Il existe d'ailleurs une congrégation des frères et soeurs de Benoît Labre, qui vient régulièrement honorer ce lieu.












        L'un des attraits majeurs de ce prieuré est l'étonnante collection de tableautins peints sur bois, offerts en ex-voto par des habitants en reconnaissance d'un miracle ou d'une guérison. Le nombre de ces tableautins atteint les trois cents, certains d'entre eux remontant au XVIe siècle. Ils constituent un témoignage documenté de la vie rurale en région marseillaise au fil des siècles.

        L'association des "Amis de Saint-Jean-de-Garguier" s'occupe aujourd'hui de mettre en valeur ce patrimoine, et notamment la collection d'ex-voto. Celle-ci a été confiée à un restaurateur d'oeuvres d'art qui a effectué un travail soigné de remise en état.










        Le bâtiment et ses abords sont propriété de l'évéché. Le prieuré a fait récemment l'objet d'importants travaux de réfection, et abrita de 2005 à 2015 une petite communauté de religieuses, les Filles consacrées du Sacré-Coeur de Jésus, qui ont fait de Saint-Jean-de-Garguier un centre d'accueil et de retraites. Le lieu propose désormais des chambres d'hébergement et des dortoirs pour les visiteurs et les pélerins.











        La chapelle est accessible aux heures des messes, qui sont célébrées tous les dimanches en fin d'après-midi. Et chaque 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, un pèlerinage est organisée avec marché artisanal, messe en plein air, repas champêtre et ouverture du prieuré aux visites.








 
(Sources doc.: Mgr L. Gros et Jean-Baptiste Féraud : "Saint-Jean de Garguier, vingt siècles d'Histoire d'un haut-lieu de Provence". Comité du vieux Marseille n°33, Archives communales, Marseille, 1er trimestre 1987.; Sérieys C. ; http://www.prieuresaintjeandegarguier.fr ; http://www.fraterstbenoitlabre.com ; http://www.centre-le-mistral.fr/St-Jean-de-Garguier.html ; ).




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